«Le solde était inscrit à la main»

Therese Bürgy, 61 ans, travaille à la Poste depuis 45 ans. Elle a connu l’époque où les comptes postaux étaient gérés manuellement.

23.05.2017
Texte: Sandra Gonseth; Photos: François Wavre
  • Therese Bürgy
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Vous aviez 15 ans quand avez rejoint la Poste. Pour quelles raisons?

Adolescente, j’aimais déjà manier les chiffres. J’ai donc décidé d’effectuer une formation élémentaire auprès de l’office de chèques postaux. A l’époque, je pensais que je fonderais une famille. Mais comme souvent, la vie en a décidé autrement: je suis restée seule et mon travail à la Poste est devenu l’engagement de toute une vie.

Comment travaillait-on autrefois?

D’une manière qu’on peut à peine imaginer aujourd’hui: la gestion de tous les comptes postaux se faisait manuellement. Chaque compte était tenu sur une feuille A4 que l'on insérait dans une calculatrice pour y reporter les écritures.

Comment êtes-vous passée au guichet ?

Quand les 25 offices de chèques postaux ont été dissous et intégrés dans PostFinance, on m’a conseillé une formation au guichet. Une fois l’examen d’admission réussi, j’ai commencé une formation de monopole à 37 ans. Cette évolution s’est avérée positive, car elle m’a permis de trouver le métier de mes rêves: travailler avec les chiffres et l’argent, au contact de la clientèle.

N’avez-vous jamais eu envie de changer d’employeur?

Même après 45 ans, je n’ai toujours pas perdu le goût du travail à la Poste. Bien sûr, il y a eu des moments où j’ai failli jeter l’éponge. Le passage de fonctionnaire de guichet à vendeuse n’a pas été simple.

Vous allez bientôt prendre votre retraite. Avez-vous des projets?

Je me réjouis de ne plus avoir d’obligations et de faire uniquement ce qui me plaît. Je fais de la marche nordique, du vélo et de la randonnée. Pour moi, il n’y a rien de mieux que de passer beaucoup de temps dans la nature. De préférence au bord de l’Aar ou du lac de Bienne. Mais pour l’instant, j’ai hâte de partir en randonnée à Madère: ce sera la première fois!