Un facteur prêt-à-porter

Quand Noam Huber ne sillonne pas les routes pour distribuer lettres et colis, il défile sur les podiums en tant que mannequin ou pose en sous-vêtements sur des magazines en papier glacé.

25.09.2018
Texte: Magalie Terre; Photos: Darrin Vanselow
  • Noam Huber

    Travailler comme mannequin demande beaucoup de patience, d’endurance et un corps toujours parfait.

  • Noam Huber

    Il s'est retrouvé en finale à l'élection de «Mister Suisse».

  • Noam Huber

    Noam Huber est mannequin, père d’un petit garçon et travaille comme facteur à Estavayer-le-Lac.

  • Noam Huber

    Noam Huber est dans le mannequinat depuis dix ans maintenant.

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Noam Huber est entré dans l’univers de la mode à 17 ans. Après un shooting pour un ami, sa mère l’a tout de suite inscrit à l’élection de «Mister Suisse». Sceptique au départ, il s’est finalement décidé à concourir et s’est rapidement retrouvé en finale.
Ce fut la percée. Il a apprécié de mettre son corps en valeur sous les projecteurs et de plaire aux autres. Peu après l’élection de «Mister Suisse», il signait son premier contrat de mannequin avec l’agence Liane Models à Lausanne. Entre-temps, il a notamment posé pour Hugo Boss et le magazine GQ. Il s’est également fait un nom en France, ce qui lui a permis de signer d’autres contrats. Une grande chaîne de télévision française a même voulu le faire participer à «Secret Story», une émission de télé-réalité. «J’ai refusé, car je voulais protéger ma vie privée», raconte Noam.

«Le meilleur dans tout ça, c’est que je peux garder les vêtements!»

Depuis dix ans maintenant, Noam fait la navette entre la Suisse et la France, au gré des différents contrats de mannequinat. Les contrats varient beaucoup. Sur le podium, il s’agit de maîtriser la technique de défilé et de mettre en scène les différents vêtements. «Le meilleur dans tout cela? Je peux garder les vêtements!», relève-t-il. Les shootings exigent un talent artistique que Noam possède indéniablement. Poser en sous-vêtements est ce qu’il préfère. Noam n’est pas avare de ses charmes et met en scène son corps de façon séduisante. «L’apparence est tout aussi importante que l’aura», explique-t-il. Qu’en est-il des différents looks? Après tout, les clients veulent voir les nombreuses facettes d’un mannequin. «J’ai pris des cours de théâtre pour réussir au mieux», dit-il.

Un corps de rêve malgré la pizza

La profession a également des aspects négatifs. Travailler face à la caméra ou sur le podium demande beaucoup de patience, d’endurance et un corps toujours parfait. Noam ne ménage pas ses efforts pour y parvenir. Il se rend à la salle de sport quatre fois par semaine, fait du hockey et veille à une alimentation saine et équilibrée. «Bien entendu, je mange une pizza ou un hamburger de temps à autre», avoue Noam dans un sourire.

Découvrez d'autres photos de Noam Huber sur www.poste.ch/journal-online.

A 28 ans, Noam Huber est père d’un petit garçon et travaille comme facteur à Estavayer-le-Lac. Grâce à ses horaires de travail, depuis tôt le matin jusqu’à 15 heures, il concilie à merveille son travail à la Poste et son métier de mannequin.